Le Bien
se pa Tout sak ekwi ki verite, anpil ladan yo se sèlman yon entansyon.

Une grande partie de mes “écrits” se trouve sous la forme de chansons et s’étend sur une période de plus d’une vingtaine d’années. Mes poèmes reflètent le côté sensible de ma personne, des sentiments passagers aussi bien que durables et aussi des évasions d’esprit. Il y en a parmi eux qui pourraient être remaniés, mais, j’ai préféré de les laisser avec toute leur originalité au moment de leur conception. J’ai écrit dans de différentes langues car il a toujours été un plaisir de pouvoir m’exprimer dans diverses langues. C’était et c’est encore un outil sûr pour communiquer et aller à l’aide de groupe de gens de différentes ethnicités quand il s’avère nécessaire. Sur ce, je vous invite à lire et à partager avec vos amis, parents, enfants et élèves l’essence de ma personne.

               Histoire

Tu dis que tu fais de l'histoire,
et t'amuses à raconter
tes joies et des déboires,
des choses qui n'arrivent pas.
et le monde, de son côté,
ne fait rien d'autre que croire
à ton verbiage.

                  Refrain
Pas trop de sucre, pas trop de sel,
un peu de piment, un peu de poivre
et voilà, et voilà, le plat est prêt,
et voilà, et voilà, le plat est prêt

                     II
Tu dis que t'es journaliste,
et à ton bureau, tu restes,
attendant venir les autres
te raconter des histoires.
Tu déclares au grand public
que tu sais tout ce qui se passe
dans le pays.

                    III
Moi, je ne veux pas faire de l'histoire,
car je n'aime pas raconter,
quand on me demande quelque chose,
je garde bien la bouche "close".
Ceci vous comprenez bien,
c'est parce que je ne veux pas
faire du verbiage.

Ecrit en Juin 1986

                                             

           Amou-ou-our

                  I
Je te l'avais bien dit
Tu ne m'avais pas cru
Je ne t'avais pas menti
J'étais seulement ému
Je ne savais comment te le prouver
Et arriver même à te l'inculquer

                  II
Tu me l'avais bien dit
Je ne t'avais pas cru
Je n'avais pas compris
J'étais aussi émue
Mais maintenant chéri, tout est clair,
Je dois le dire, je me sens fière.

                  III
Je dois te dire aussi
Je suis fier davantage
Non, tu ne peux l'être, chéri
Tu ne peux l'être davantage
Alors nous nous aimons au même niveau,
Et cet amour devra s'élever au plus haut.

                    Refrain (I)
L'amour que je ressentais au dedans de moi
L'amour qui faisait vibrer tout mon émoi
L'amour qui criait sans cesse au grand partage
L'amour que j'avais non pas par héritage
L'amou-ou-our

                    Refrain (II)
L'amour que tu ressentais au dedans de toi
L'amour qui faisait vibrer tout ton émoi
L'amour qui criait sans cesse au grand partage
L'amour que tu avais non pas par héritage
L'amou-ou-our

                    Refrain (III)
L'amour que nous ressentons au dedans de nous
L'amour qui, vraiment, a été créé pour nous
L'amour qui a crié sans cesse au grand partage
L'amour que nous avons, non pas par héritage
L'amou-ou-our

Ecrit en Novembre 1988  (duet)
                   Conception

On a été conçu dans le sein de sa mère
on se demande pourquoi
on a trouvé naissance, et on a vite grandi
on se demande pourquoi
on est devenu un homme, un être responsable
responsable de quoi
toujours ces même questions qui vous guettent l'esprit
on ne sait pas pourquoi.

Puisqu'on est déjà là, on cherche à s'adapter
on se fait des amis
la réponse n'est pas là, bien vite on réalise
dans un piège, on est pris
car les amis, en fait, ne cherchent pas à aider
mais bien à profiter
de ce que vous avez, ce que vous représentez
et vous désenchantent

Se voyant dans ce cas, on cherche à mieux faire
on se trouve un conjoint
pour se faire une vie, se donner une raison
de vivre en commun
la femme, de con côté, a d'autres ambitions
elle devient impossible
ainsi donc, on constate, aucun n'est compréhensible
la vie est trop fragile.

Ecrit en Janvier 1991

          Poète

Je suis un poète
perdu dans les broussailles
qui se laisse inspirer
par les petites insectes
elles sont si mignonnes
qu'elles me font revivre
la grandeur divine
sa beauté, sa bonté

             I
Le chant de la moustique
a tant de couleur
sa démarche en déplaçant
on la dirait "sexy"
le cri de la bigaille
assoiffée de sang
ses assauts répétés
à la recherche d'une proie.

             II
Le bourdonnement de la mouche
qui caresse l'oreille
s'en va, puis, revient
vous transporte au plus loin.
Le vol du papillon
aux ailes colorées
font penser à l'arc-en-ciel
dans un ciel doré.

Ecrit en Décembre 1989

                                             

          Apparence

Si tu me vois sourire,
il ne faudra pas partir.
Car ma douleur est grande,
tu ne pourras la comprendre.

Je l'ai juchée bien haut
pour m'eviter des maux.
Mais cette peine persiste,
et en tout, elle m'assiste.

Je voudrais la fuir
ou encore la réduire,
mais je ne peux le faire
car elle est trop amère.

Bien à toi je m'adresse
car de Dieu, j'ai perdu l'adresse.
Je succombe sous ce poids,
aide moi à porter cette croix.

Sinon, je vais périr
avec moi ce sourire
qui prétend la bienséance
pour cacher sa nuisance.

Ecrit en Mars 1991

                Femmes

Si on veut changer les hommes,
on doit changer les femmes.
Si on veut transformer la face de la terre,
on doit se mettre à leur pied,
et crier pitié, pitié, pitié.

                          I
Vous, femmes au cœur endurci,
pitié pour le monde,
qui poussent vos maris jusqu'à risquer leur vie,
pitié pour le monde.
Vous, femmes au sentiment d'égoisme,
pitié pour le monde,
qui se veulent toujours passer avant les autres,
pitié pour le monde.

                         II
Ne soyez pas comme la fille do roi Hérode,
pitié pour le monde,
qui eut un coeur aussi dur qu'un roc,
pitié pour le monde.
Elle réclama, sur un plateau, la tête de Jean Baptiste,
pitié por le monde,
un homme si droit, cet évangéliste.
pitié pour le monde.

Ecrit en Octobre 1989

                                             

                        Amour de Dieu

Dieu a pourvu le monde d'un très grand amour.
Il s'est dit en lui-même, ceci pour toujours.
Il nous a parfaitement accordé la liberté
de pouvoir l'utiliser à notre gré.

                              (refrain)
Aimons-nous les uns les autres.
Aimons-nous les uns les autres.
Car c'est le désir de Dieu, en nous accordant cet amour
Aimons-nous les uns les autres.
Aimons-nous les uns les autres.
Prouvons à Dieu qu'il eut raison de nous laisser libre d'agir

                                   II
Referons-nous à la vie de Jésus, lors de son passage sur terre.
Voyons comment son amour pour l'homme fût grand et clair
Il n'est pas question de nous tracasser pour nous l'expliquer,
alors, pourquoi faire de l'amour une chose compliquée.

                                  III
Il est temps de changer la face de la terre,
de détruire en nous tout sentiment qui, à l'amour, est contraire,
de faire vibrer en nous la volonté du grand Maître,
et que nous nous sentions devenir un nouvel être.

Ecrit en Août 1992

                                           

          Courage

Il y a pas mal de gens
qui, au fond de soi, pensent
qu'en terre étrangère,
la vie se fait légère.

Mais, ils ne réalisent pas,
qu'en quittant son pays,
on devient, de plus en plus, bas
on est souvent mal accueilli.

Ce n'est pas en fuyant ta nation,
que tu échapperas à la punition
que t'a contractée ta destinée,
dès le jour que tu es né.

Mais, cher ami, arme-toi de courage,
pour transformer le milieu où tu vis.
Que tes forces déployées enragent,
pour le bien de tes frères et ta propre survie.

Ecrit en Juin 1985

                      Pourquoi

Pourquoi tous ces gens, qui n'ont pas de pain,
s'augmentent, chaque jour, à ce train?
Je voudrais bien leur tendre la main,
leur attribuer tous mes biens.
Mais, en y pensant même, je crains,
de rater mon propre pain, le jour qui vient.
Alors, qu'est là aussi, un groupe de malandrins,
qui ne sait que faire des siens.
Je voudrais vivement couper les liens,
entre moi et ces crapules, ces vauriens,
qui veulent faire, un enfer, de la terre.
Et qui, partout où ils passent, sèment la guerre,
font périr les bons comme les méchants,
et ceci, à tout bout de champ.
Il en y a qui prétendent servir Dieu,
et vivre, pas comme tous, dans d'autres lieux.
Des "soi-disant" lieux célestes, sans faire de leur mieux,
pour enlever leur frères de l'état pouilleux
où ils se trouvent complètement submergés,
d'où ils ne pourront, peut-être, jamais émerger.
Quoi de complaisant offre donc cette vie,
à celui qui souffre, comme à celui qui jouit?

Ecrit en Juin 1985

                                           

                   Expérience

Hier, encore je te le disais
que mon amour ne dure pas toujours,
et toi, tu me répondais
que tu m'aimes d'un parfait amour.
J'en doute, c'était peut-être vrai.
Pour de tels sentiments, je ne suis pas prêt.

                       (refrain)
Ma chérie, c'est l'expérience de la vie
qui m'a changé et rendu ainsi.
Je te supplie, veuille bien me pardonner,
mais, ne cherche nullement à me changer.

                           II
Il se peut que tu me haïsses à présent.
Je ne te condamne pas, c'est le moment
de revenir en arrière et de penser,
à tout ce que je t'avais dit dans le passé.
Et de ce fait, entrevoir,
qu'en tous mes dires, tu pouvais croire.

                         III
Hey Toi, là-bas, qui me regardes,
dès à présent, je te dis, prends garde.
Je ne suis pas méchant, mais très drôle.
Je tiens à respecter ma parole.
Alors si tu m'aimes, sois avisée
que demain, tu n'aies rien à réviser.

Ecrit en Septembre 1984


                             Valentine

Viendra un jour, où nous devrons nous présenter
Au-devant du tribunal de Dieu, pour asserter
Les plus petit maux que nous nous sommes causés.
En ce jour, le puissant Seigneur et Maître,
Ne trouvant en nous aucune faille d'être accusés,
Tournera son regard vers le paradis, dont il est le Maître,
Invitant ceux qui ont rempli sur terre leur mission,
Ne s'agissant que de nous dont l'honorable mission,
Est de nous aimer d'une manière démesurée.

Ecrit en Février 1985

                                           

                  Rénovation

Renouveau est notre mot de passe.
Etant remplis d'un nouvel esprit,
Nous voulons de première classe
Ouvrir sous vos pieds, le chemin jamais pris.
Vers un horizon longtemps recherché.
Auquel, d'une manière irrelâchée,
Tout le monde aspire, fermement.
Instaurant ainsi une attente soutenue,
Où la communion d'idée est continue.
Nous vous apportons le tant attendu, rapidement.

Ecrit en Avril 1985.

                                           

                   Lucie (II)

L'obscurité ne m'apporte que ton regard.
Un regard qui n'est guère épars.
C'est celui qui dénote une concentration,
Indélébile dans son expression,
En fixant ce qui lui est cher.

Moi, je t'offrirais ce qui m'est le plus cher,
Ou encore, ce qui m'est le moins.
Ne voyant ainsi que Toi, de près ou de loin.

A ce regard, je veux m'abandonner,
Me jetant sous son poids désarmé,
Oubliant tout ce qui est autre que lui.
Un si grand idéal m'a induit,
Récemment, dans une nouvelle réalité.

Ecrit en Octobre 1984

                               Lucie

La lumière de la vérité se fit jour en moi.
Une belle et rayonnante étoile se déplaçât de l'horizon,
Courant, s'approchant de plus en plus de moi.
Il faut que je sois lucide, que je ne perde pas la raison.
Elle m'est destinée, je daigne l'accepter.

Devant un tel spectacle, je suis épaté,
Impossible de faire un geste, de prononcer un mot.
Elle est là, oui là, devant moi, se transformant;
Une étoile, non, mais une femme, sans dire mot,
Dont la tête et la face sont couvertes comme lors d'un couronnement,
Où la couronne est d'or et de diamants, et la voile, de tissus précieux.
Ne pouvant plus me retenir, je m'élançai vers elle.
N'atterrissant que dans sa voile où se déchirèrent les dentelles.
Elle, elle, c'était toi, Luce, d'un air précieux.

Soudain, tout le décor sembla se soustraire à mes yeux.
Où sont passés couronne, diadème, voile etc...
Incroyable! je ne peux croire mes yeux.
Souriante, tout près de moi, tu rayonnais de joie.

Mais, crois-mois, ce n'est pas tout.
Il y a une voix qui sortit du gouffre céleste.
Es-tu conscient de ce qui t'arrive, là tu es, restes.
Ne la perdez point!
Ne la délaissez point!
Elle est celle qui partagera ta vie, pour tout et en tout.

Ecrit en Septembre 1984

                                           

                                           

          Je serai toujours avec vous

Mes chers amis, demain, je vous laisse,
pour me diriger vers d'autres horizons.
Je dois vous dire combien cette idée m'oppresse,
Je ne peux le nier, c'est avec raison.

                         I
Je serai toujours avec vous,
pour partager vos joies, vos peines.
Je serai toujours avec vous,
N'importe où la vie m'emmène.

                        II
Pensez toujours à moi dans vos rencontres;
Sachez bien que j'y constitue le centre.
Même si de corps, je ne suis pas avec vous,
Mais d'esprit, je serai toujours avec vous

Ecrit en Juillet 1986

                                           

                   Solitude

A vingt-deux ans, je suis encore seul,
flânant comme un vieil épagneul
qui n'a jamais pris goût à la vie,
qui, dans son intimité, n'a pas d'ami.
Oui, je suis seul et je veux l'être,
aussi bien que je le laisse apparaître.
L'amour individuel, dans mon existence,
a beaucoup perdu de sa prestance.
L'amour collectif a pris sa place.
Je conviens que ceci est une grâce,
que m'a accordée le grand Dieu,
pour me faciliter l'accès aux cieux.

Après une longue étude de la femme,
je parviens à de telles constatations:
Il y en a qui sont comme des flammes,
elles se dirigent dans toutes les directions.
Essaie donc d'en attraper une,
ce serait vouloir cueillir la lune.
Il y en a d'autres qui sont comme du roc,
elles sont dures, dures, trois fois dures.
Des hommes, elles font de vieilles remorques,
elles s'en servent, puis, les plaquent au mur.
D'autres encore ont le bagou,
elles jasent par-ci, elles jasent par-là,
et finalement d'elles, on devient las.

Ecrit en Octobre 1983

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