Le Bien

L’homme: un mystère pour ses frères.

Enfant étant, j’ai commencé à me poser des questions sur tout ce qui m’entourait, y compris mes parents. Ils furent mes premiers sujets. J’ai vite réalisé que ma mère ne savait pas lire quoiqu’elle était une commerçante et détenait beaucoup d’argent qu’elle comptait sans aucune difficulté. A deux reprises, j’ai essayé de l’enseigner sans succès. Je me souviens la première fois, je n’avais que sept (7) ans. De retour de l’école, j’ai voulu qu’elle m’aide avec un devoir de maison; elle n’a pas pu m’aider. Le lendemain, je l’approchai en lui disant: ”manmie, je vais t’apprendre à lire“. Au bout d’une semaine, je me suis rendu compte qu’elle ne pouvait pas retenir grande chose et lui promis d’essayer une autre fois. Environ treize (13) ans plus tard j’ai essayé encore, et cette fois je réussis à lui faire apposer des signatures sur une feuille blanche en lui disant qu’un jour je partirai, je lui enverrai de l’argent. Je ne serai sûr qu’elle ait reçu la somme que lorsque j’aurai vu sa signature au bas de la copie. Elle s’en servit pendant vingt-trois (23) ans durant lesquels j’ai tenu ma promesse, jusqu’à sa mort.
Je ne peux pas vraiment décrire mon père sinon qu’il était membre des forces armées d’Haïti avant ma naissance, travailleur ardent et très sévère. Il m’a battu deux fois durant mon enfance; la première fois, pour la simple raison que j’étais sorti de la maison alors que je devais me retrouver à l’intérieur. La deuxième fois que je reçus une raclée de lui, c’est parce que je ne voulais pas apprendre mes leçons; cette fois-là, j’ai été hospitalisé.

Fermons cette fenêtre que j’ai ouvert à mon sujet, et revenons au titre de cette page: l’homme. Elles sont innombrables les questions que l’on pourrait se poser au sujet de ce dernier. Les réponses ne tarderaient pas non plus à faire surface lorsqu’on se réfère à l’aspect physique. Cependant, sur le plan spirituel, les réponses seraient encore une fois douteuses, creuses et sans mérite. Vous avez sans doute lu quelque part une histoire quelconque au sujet du premier être humain. Les hommes scientifiques disent que l’homme est un descendant du singe qui, après des milliers d’années, est arrivé à l’apparence raffinée dont nous nous connaissons aujourd’hui. Ce qui traduit leur intention à ce qu’on appelle: l’évolution, prôné par Charles Darwin, un naturaliste anglais. Les hommes bibliques, de leur côté, nous racontent la fameuse histoire d’Adam et Eve, ou création de l’homme par Dieu de ses propre mains. Nous sommes libres de choisir la version la plus vraisemblable qui se pose. Cependant, pour arriver à un choix crédible, nous devons être informés et aussi habiles dans notre capacité de discernement. Quoique rationnel que je sois, j’ai choisi la deuxième option qui est la création. Nous devons comprendre que, mettant de côté notre origine en tant qu’espèce naturelle, il est impérieux de vivre en harmonie avec et entre nous-mêmes pour notre survie à travers les âges. Malheureusement, nous ne faisons que nous entre-tuer.
Que se passe-t-il quand, dès votre plus tendre enfance, on vous inculque de notions fallacieuses concernant l’essence même de votre existence en présentant le diable comme une force redoutable à craindre autant que votre Créateur? On vous enlève votre capacité de discernement qui est un élément essentiel à votre épanouissement intellectuel et spirituel.
Tous les récits au sujet de l’homme primitif nous informent que ce dernier était très sauvage. Nous sommes-nous jamais demandés pourquoi cette sauvagerie? Je me le suis demandé un jour.
La cause majeure de la sauvagerie de l’homme réside dans son incompréhension de son environnement. L’incompréhension engendre la peur qui, de son côté, entraîne la sauvagerie. Un homme qui a peur peut faire n’importe quoi pour se débarrasser de cette peur y compris  ce que suggèrent les autres. Evidemment, toutes les suggestions ne sont pas toujours bonnes à suivre. L’élément naturel le plus effroyable pour l’homme, c’est la mort. Pourtant, elle est aussi naturelle que la vie. La peur de la mort est l’un des piliers sur lequel se reposent notre société et la cause de tant d’atrocité au sein de cette dernière. Pour échapper à la mort éternelle, nous avons vendu notre âme au “diable” qui n’est autre que notre semblable.

Au fil des siècles, de grands philosophes ont avancé que l’homme naît bon; d’autres disent qu’il naît mauvais alors que certains prônent qu’il naît ni bon ni mauvais. A  mon opinion, l’homme naît bon, mais des circonstances naturelles et sociales changent son caractère au cours de sa vie. 

   

 

Regardez vers l’Orient, vers l’Occident, autour de vous. Qu’il est grand, notre Créateur !!!

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